INSTALLATION - Champ de mémoire
Champ de mémoire :
installation d’un diamètre de 1,85 mètre, composée de plusieurs centaines de photographies originales prises entre 8 et 12 ans, découpées aux formats 8,5 × 7,5 cm et 10 × 12 cm, puis insérées dans des passe-partout en carton blanc de 200 g, découpés à la main. Des gels photographiques multicolores, également découpés à la main aux mêmes formats, complètent l’ensemble,
inséré dans des pochettes plastiques transparentes d’archivage pour photographies.
installation d’un diamètre de 1,85 mètre, composée de plusieurs centaines de photographies originales prises entre 8 et 12 ans, découpées aux formats 8,5 × 7,5 cm et 10 × 12 cm, puis insérées dans des passe-partout en carton blanc de 200 g, découpés à la main. Des gels photographiques multicolores, également découpés à la main aux mêmes formats, complètent l’ensemble,
inséré dans des pochettes plastiques transparentes d’archivage pour photographies.
Champ de mémoire
se déploie sous la forme d’un cercle dense, à la fois universel et ambigu, pouvant suggérer autant une expansion infinie qu’un espace clos. L’œuvre parle d’une mémoire reconstruite, recomposée : à chaque installation, elle se reconfigure, ne se répète jamais à l’identique. Elle met en jeu la fabrication du souvenir — la manière dont il se rejoue, se transforme, et finit par prendre une forme qui donne l’illusion de l’évidence.
Composé d’images et d’aplats de couleurs vives, l’ensemble fonctionne comme une accumulation de fragments visuels où la mémoire ne se raconte pas mais se construit par juxtaposition. Ces aplats de couleur sont réalisés à partir de filtres photographiques utilisés pour la lumière, prolongeant ainsi le langage de la photographie jusque dans l’abstraction. Les photographies, réalisées entre l’âge de 8 et 12 ans, introduisent une dimension essentielle : celle d’un regard en formation, dont certaines intuitions, cadrages ou obsessions semblent persister dans le temps.
Ces images ne sont pas des Polaroïds à proprement parler, mais des tirages découpés pour en adopter la forme, rejouant les codes d’un médium associé à l’instantané, à l’instabilité et à un processus visible — celui d’une image en train d’apparaître. Le Polaroid est ici convoqué comme une idée plus que comme un objet : une forme mythique de l’image, à la fois immédiate, unique et fragile. En en adoptant l’apparence sans en partager le procédé, l’image rejoue l’instantané comme une fiction reconstruite, où le passé continue d’apparaître au présent. L’œuvre articule ainsi plusieurs strates : le regard spontané de l’enfance, sa trace photographique, le geste de découpe opéré aujourd’hui, et la forme Polaroid comme simulation d’un présent. Ce jeu de reconstitution souligne le caractère construit de la mémoire, tout en laissant affleurer une temporalité fragile, toujours en devenir. Les surfaces colorées viennent interrompre ou suspendre la lecture, comme des silences ou des zones d’indétermination — des moments où la mémoire se réduit à une intensité, à une sensation.
Entre saturation et disparition, ordre et désordre, le cercle devient une cartographie sensible du regard, oscillant entre mémoire intime et forme universelle.
se déploie sous la forme d’un cercle dense, à la fois universel et ambigu, pouvant suggérer autant une expansion infinie qu’un espace clos. L’œuvre parle d’une mémoire reconstruite, recomposée : à chaque installation, elle se reconfigure, ne se répète jamais à l’identique. Elle met en jeu la fabrication du souvenir — la manière dont il se rejoue, se transforme, et finit par prendre une forme qui donne l’illusion de l’évidence.
Composé d’images et d’aplats de couleurs vives, l’ensemble fonctionne comme une accumulation de fragments visuels où la mémoire ne se raconte pas mais se construit par juxtaposition. Ces aplats de couleur sont réalisés à partir de filtres photographiques utilisés pour la lumière, prolongeant ainsi le langage de la photographie jusque dans l’abstraction. Les photographies, réalisées entre l’âge de 8 et 12 ans, introduisent une dimension essentielle : celle d’un regard en formation, dont certaines intuitions, cadrages ou obsessions semblent persister dans le temps.
Ces images ne sont pas des Polaroïds à proprement parler, mais des tirages découpés pour en adopter la forme, rejouant les codes d’un médium associé à l’instantané, à l’instabilité et à un processus visible — celui d’une image en train d’apparaître. Le Polaroid est ici convoqué comme une idée plus que comme un objet : une forme mythique de l’image, à la fois immédiate, unique et fragile. En en adoptant l’apparence sans en partager le procédé, l’image rejoue l’instantané comme une fiction reconstruite, où le passé continue d’apparaître au présent. L’œuvre articule ainsi plusieurs strates : le regard spontané de l’enfance, sa trace photographique, le geste de découpe opéré aujourd’hui, et la forme Polaroid comme simulation d’un présent. Ce jeu de reconstitution souligne le caractère construit de la mémoire, tout en laissant affleurer une temporalité fragile, toujours en devenir. Les surfaces colorées viennent interrompre ou suspendre la lecture, comme des silences ou des zones d’indétermination — des moments où la mémoire se réduit à une intensité, à une sensation.
Entre saturation et disparition, ordre et désordre, le cercle devient une cartographie sensible du regard, oscillant entre mémoire intime et forme universelle.
Field of Memory
unfolds as a dense circle, at once universal and ambiguous, suggesting both infinite expansion and an enclosed space. The work speaks of a reconstructed, recomposed memory: with each installation, it reconfigures itself, never repeating in the same way. It engages the making of memory — how it is replayed, transformed, and ultimately takes on a form that creates the illusion of self-evidence.
Composed of images and fields of vivid color, the piece operates as an accumulation of visual fragments in which memory is not narrated but constructed through juxtaposition. These color fields are made from photographic filters used for light, extending the language of photography into abstraction.
The photographs, taken between the ages of 8 and 12, introduce an essential dimension: that of a gaze in formation, whose intuitions, framings, and obsessions seem to persist over time. These images are not strictly Polaroids, but prints cut to adopt their form, reenacting the codes of a medium associated with immediacy, instability, and a visible process — that of an image in the act of appearing.
Here, the Polaroid is invoked more as an idea than an object: a mythic form of the image, at once immediate, unique, and fragile. By adopting its appearance without its process, the image restages the instantaneous as a reconstructed fiction, where the past continues to appear in the present.
The work thus articulates multiple layers: the spontaneous gaze of childhood, its photographic trace, the act of cutting performed today, and the Polaroid form as a simulation of the present. This interplay of reconstruction underscores the constructed nature of memory, while allowing a fragile temporality — always in the process of becoming — to emerge.
The colored surfaces interrupt or suspend the reading, like silences or zones of indeterminacy — moments where memory is reduced to intensity, to sensation. Between saturation and disappearance, order and disorder, the circle becomes a sensitive cartography of the gaze, oscillating between intimate memory and universal form.
unfolds as a dense circle, at once universal and ambiguous, suggesting both infinite expansion and an enclosed space. The work speaks of a reconstructed, recomposed memory: with each installation, it reconfigures itself, never repeating in the same way. It engages the making of memory — how it is replayed, transformed, and ultimately takes on a form that creates the illusion of self-evidence.
Composed of images and fields of vivid color, the piece operates as an accumulation of visual fragments in which memory is not narrated but constructed through juxtaposition. These color fields are made from photographic filters used for light, extending the language of photography into abstraction.
The photographs, taken between the ages of 8 and 12, introduce an essential dimension: that of a gaze in formation, whose intuitions, framings, and obsessions seem to persist over time. These images are not strictly Polaroids, but prints cut to adopt their form, reenacting the codes of a medium associated with immediacy, instability, and a visible process — that of an image in the act of appearing.
Here, the Polaroid is invoked more as an idea than an object: a mythic form of the image, at once immediate, unique, and fragile. By adopting its appearance without its process, the image restages the instantaneous as a reconstructed fiction, where the past continues to appear in the present.
The work thus articulates multiple layers: the spontaneous gaze of childhood, its photographic trace, the act of cutting performed today, and the Polaroid form as a simulation of the present. This interplay of reconstruction underscores the constructed nature of memory, while allowing a fragile temporality — always in the process of becoming — to emerge.
The colored surfaces interrupt or suspend the reading, like silences or zones of indeterminacy — moments where memory is reduced to intensity, to sensation. Between saturation and disappearance, order and disorder, the circle becomes a sensitive cartography of the gaze, oscillating between intimate memory and universal form.
Série photographique - Un instant encore (Sélection)
Un instant encore :
TIrages pigmentaire sur papier Hahnemühle Ultra smooth 305gr, 80 x 100cm, 2026, édition de 3 exemplaires
TIrages pigmentaire sur papier Hahnemühle Ultra smooth 305gr, 80 x 100cm, 2026, édition de 3 exemplaires
Dans la série Un instant encore, l’image n’est pas une forme figée mais une apparition en devenir — visible, instable, toujours sur le point de disparaître. Entre apparition et effacement, immobilité et mouvement, l’œuvre habite cet intervalle où rien n’est totalement fixé. Ce temps suspendu devient un espace d’expérience, où le regard oscille entre intimité et distance, figuration et abstraction, dans une tension entre ce qui se révèle et ce qui reste à deviner.
La référence au Polaroïd y est centrale : non comme objet, mais comme processus. L’image s’y forme lentement, laissant apparaître à la fois ce qui se montre et le regard qui s’élabore face à elle. Dans ce ralentissement, la mémoire s’active, cherchant des résonances avec sa propre histoire.
Les chiffres inscrits dans les images signalent un seuil — celui où la pensée prend forme visible et où le regard du spectateur peut, à son tour, devenir pensée.
À la croisée du temps et de la mémoire, le travail explore la tension entre trace et reconstruction, vestige et invention.
La référence au Polaroïd y est centrale : non comme objet, mais comme processus. L’image s’y forme lentement, laissant apparaître à la fois ce qui se montre et le regard qui s’élabore face à elle. Dans ce ralentissement, la mémoire s’active, cherchant des résonances avec sa propre histoire.
Les chiffres inscrits dans les images signalent un seuil — celui où la pensée prend forme visible et où le regard du spectateur peut, à son tour, devenir pensée.
À la croisée du temps et de la mémoire, le travail explore la tension entre trace et reconstruction, vestige et invention.
In the series One Moment More, the image is not a fixed form but an emergence in progress—visible, unstable, always on the verge of disappearing. Between appearance and erasure, stillness and movement, the work inhabits this interval where nothing is fully set. This suspended time becomes a space of experience, where the gaze moves between intimacy and distance, figuration and abstraction, in a tension between what reveals itself and what remains to be guessed.
The reference to the Polaroid is central: not as an object, but as a process. The image forms slowly, revealing both what appears and the gaze that takes shape in response. In this slowing of perception, memory is activated, searching for echoes of its own history.
The numbers inscribed within the images mark a threshold—where thought takes visual form and the viewer’s gaze, in turn, becomes thought.
At the intersection of time and memory, the work explores the tension between trace and reconstruction, vestige and invention.
The reference to the Polaroid is central: not as an object, but as a process. The image forms slowly, revealing both what appears and the gaze that takes shape in response. In this slowing of perception, memory is activated, searching for echoes of its own history.
The numbers inscribed within the images mark a threshold—where thought takes visual form and the viewer’s gaze, in turn, becomes thought.
At the intersection of time and memory, the work explores the tension between trace and reconstruction, vestige and invention.
Un instant encore :
TIrages pigmentaire sur papier Hahnemühle Ultra smooth 305gr, 80 x 100cm, 2026, édition de 3 exemplaires
INSTALLATION - Île inversée
Île inversée :
Installation in situ — dimensions totales approximatives : 1,60 × 1,60 m
- 60 photographies uniques de surface d’eau de mer, imprimées sur papier Hahnemühle Ultra Smooth 305 g, format 12,5 × 14 cm, insérées dans des pochettes plastiques transparentes d’archivage
- 60 gels photographiques noirs, découpés et encadrés individuellement, montés dans des cartons noirs de 300 g découpés à la main, puis insérés dans des pochettes plastiques transparentes d’archivage, format 12,5 × 13 cm
- 30 gels photographiques colorés, découpés et encadrés individuellement, montés dans des cartons noirs de 300 g découpés à la main, puis insérés dans des pochettes plastiques transparentes d’archivage, format 7,5 × 8,5 cm
Description du projet
Île inversée est une installation au sol composée de 60 photographies nocturnes de l’eau, fragmentées en formats évoquant le Polaroïd et disposées en un cercle suggérant une île. L’ensemble propose une reconstruction fragmentaire de la surface de l’eau, où une continuité semble apparaître sans jamais se stabiliser — à l’image de la mémoire.
Chaque image, prise isolément, tend vers l’abstraction, comme un souvenir détaché de son contexte. Le regard du spectateur est ainsi invité à recomposer un ensemble, à la manière d’un récit construit à partir de fragments.
Des « Polaroïds » vierges, réalisés à partir de gels photographiques colorés, introduisent des zones d’opacité. Ils fonctionnent comme des manques ou des oublis, suggérant des parties inaccessibles de la mémoire. Ces filtres agissent comme une métaphore : ils transforment et colorent la perception, tout comme la mémoire se modifie avec le temps.
L’eau, en mouvement constant, devient ici l’image d’une mémoire instable et en flux. La mémoire n’apparaît pas comme une archive fixe, mais comme une reconstruction partielle et mouvante. Dans ce contexte, le Polaroïd est envisagé comme un modèle : celui d’une image en train d’apparaître, encore incertaine, en formation.
L’ensemble interroge notre manière de voir et de nous souvenir, en abordant la mémoire comme un processus vivant, fragmentaire et en constante transformation.
Île inversée est une installation au sol composée de 60 photographies nocturnes de l’eau, fragmentées en formats évoquant le Polaroïd et disposées en un cercle suggérant une île. L’ensemble propose une reconstruction fragmentaire de la surface de l’eau, où une continuité semble apparaître sans jamais se stabiliser — à l’image de la mémoire.
Chaque image, prise isolément, tend vers l’abstraction, comme un souvenir détaché de son contexte. Le regard du spectateur est ainsi invité à recomposer un ensemble, à la manière d’un récit construit à partir de fragments.
Des « Polaroïds » vierges, réalisés à partir de gels photographiques colorés, introduisent des zones d’opacité. Ils fonctionnent comme des manques ou des oublis, suggérant des parties inaccessibles de la mémoire. Ces filtres agissent comme une métaphore : ils transforment et colorent la perception, tout comme la mémoire se modifie avec le temps.
L’eau, en mouvement constant, devient ici l’image d’une mémoire instable et en flux. La mémoire n’apparaît pas comme une archive fixe, mais comme une reconstruction partielle et mouvante. Dans ce contexte, le Polaroïd est envisagé comme un modèle : celui d’une image en train d’apparaître, encore incertaine, en formation.
L’ensemble interroge notre manière de voir et de nous souvenir, en abordant la mémoire comme un processus vivant, fragmentaire et en constante transformation.